Plus de 20 expositions exceptionnelles

Soldats inconnus retrouvons la mémoire, ou comment photographier de nos jours la grande guerre ?
Grâce à un travail mémoriel réalisé en diptyque et qui met en regard 2 photographies : celle d’un soldat et de son lieu de décès. Contraste saisissant d’un paysage confronté au visage d’un homme tombé au combat un siècle plus tôt. Je voulais découvrir qui ils étaient, en me plongeant dans les archives civiles et militaires, connaître leurs histoires et découvrir leurs «paysages linceuls».
Tout a débuté avec un konica TCX et son 40 mm, petit boitier désuet qui appartenait à mon père, révélateur d’âmes que je garde soigneusement dans un placard et que je sors de temps en temps. Je ne savais à pas qu’à travers son prisme une partie de ma vie s’y déroulerait.
Les débuts sont frustrants, on s’émerveille devant un cliché pour le détester l’instant d’après. Je décide dans les années 90 d’intégrer le photo club de Salaise-sur-Sanne, c’est le début d’une intense activité photographique doublée par une pratique assidue de la chambre noire. Dans les effluves acétiques, je découvre la difficulté et l’art du tirage. Quelques voyages plus loin, au bout de ces nuits noires et de ces rêves barytés, nous créons en 1998 avec 3 amis photographes, le collectif en marge qui nous permet de mettre au point de nombreux projets d’exposition. Le collectif existe toujours aujourd’hui et réalise des travaux d’illustration et d’exposition.
Dans les années 2000, ma pratique photographique évolue et devient plus locale, de proximité, elle me permet ainsi de mettre au point plusieurs projets en relation avec le territoire qui m’entoure.
Adepte du noir et blanc argentique, je mixe souvent les procédés analogiques et numériques afin de mener à bien mes travaux.
Depuis 2011, je suis membre de l’association autochtones, structure grâce à laquelle j’ai pu concrétiser différents travaux d’exposition, les visages de la tour (2011), Camargue terre de rencontres (2014), Soldats inconnus (2015-2018), le fleuve Rhône (2019-2020). Je travaille actuellement sur plusieurs sujets liés au terroir comme les «terres froides en Isère» et ainsi que
d’autres, plus intimes, plus personnels.
En activité salariée dans le privé, je me considère comme un «photographe ouvrier» ou un «ouvrier photographe», et espère à travers mes images susciter l’émotion.